Dans la rhapsodie des illusions singulières et des sincérités successives, 4 lettres nous occupent plus particulièrement ces derniers temps !

4 lettres : R…G…P…D, Règlement Général sur la Protection des Données.

4 lettres et une date, le 25 mai 2018

et voilà toute la planète en effervescence !

Il y a ceux qui ne comprennent rien et que ça n’atteint pas.

Il y a ceux qui disent « hou là là » comme on disait autrefois « c’est beau », devant un tableau d’art abstrait parce qu’il fallait dire comme les autres.

Il y a ceux qui pensent que RGPD, ça commence mal parce que ça commence par règlement et qu’un règlement de plus, ce n’est pas forcement ce qu’il y a de mieux et que c’est (ce sera) une contrainte de plus.

Il y a ceux qui nous expliquent que c’est une opportunité.

Et puis il y a celle et ceux qui vont nous expliquer ce soir de quoi on parle vraiment.

*

Donc RGPD, opportunité ou contrainte ?

Le débat de ce soir nous permettra, je l’espère, sinon de répondre à cette question, du moins d’avoir un éclairage suffisant.

A titre personnel, je voudrais exprimer quelques préoccupations à haute voix :

Si le droit à la transparence est légitime, le droit à la compréhension ne l’est pas moins.

Nos données personnelles, nous ne savons même pas ce qu’elles sont, où ça s’arrête d’autant que la frontière avec le privé, avec l’intime est ténue.

Je ne parle pas des personnes qui me disent avec un aplomb déconcertant : « Moi, je n’ai rien à cacher ! ». Tu parles !

A ce propos, j’ai bien aimé ce sénateur américain interrogeant hier le patron de Facebook, confit en contritions après les débordements de son entreprise, en lui demandant :

Pouvez-vous nous dire dans quel hôtel vous avez passé la nuit ?

Pouvez-vous nous dire à qui vous avez envoyé des sms et/ou des mails hier soir ?

Evidemment, le patron de Facebook a répondu :

< >*

L’humanité n’est pas seulement celle du consommateur ou du citoyen.

Tout homme, s’il le désire, est aussi le dépositaire d’une liberté profonde, intransitive et irréductible à des éléments, d’une liberté qui ne se mesure pas, qu’aucun système ne peut réduire et qu’aucune indiscrétion ne circonvient.